Pourquoi la neutralité carbone est un concept important pour les entreprises ?


La COP 26 est la 26 ème conférence des parties signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, celle-ci s’est déroulée à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021.

Cette conférence fait suite à l'échec de la COP 25 lors de laquelle les états n'ont pas réussi à s'entendre sur les mesures décisives à prendre pour faire face au réchauffement climatique. En effet, avec un réchauffement climatique global de + 2 °C, 130 millions de personnes pourraient tomber dans la pauvreté extrême d'ici à 2030, aujourd’hui le réchauffement est à environ + 1,1 °C.


La COP 26 a pour but la mise en œuvre de l'accord de Paris en incitant tous les états à rehausser leurs ambitions climatiques et à prendre de nouveaux engagements.

Pour cela, les états doivent trouver un accord sur l'orientation des marchés vers un système mondial de taxe sur le carbone qui permettra la réduction des émissions de gaz à effet de serre à très grande échelle. Parmi les objectifs fondamentaux figure aussi la fin de la dépendance au charbon et l'élimination progressive des combustibles fossiles. La COP 26 représente ainsi une opportunité de changement majeur en termes d’économies et de politiques et sociaux pour faire face aux défis climatiques.



Le concept de neutralité carbone fait l’objet de nombreux débats publics


En effet, la neutralité carbone est devenue en quelques années un véritable totem en termes de lutte contre le changement climatique.

Certains grands groupes français ou encore l'ensemble du secteur de l'aviation commerciale sont dans la ligne de mire des États. Ces grands groupes promettent de réels changements à l'horizon 2050, voire dès 2040. Mais ces promesses sont complexes à mettre en œuvre car les gaz à effet de serre sont assez difficiles à mesurer.



Moins d’une entreprise sur dix mesure toutes ses émissions de CO²


Considérées comme des acteurs essentiels de la lutte contre le réchauffement climatique, les entreprises échouent chaque jour dans le calcul de leurs émissions de CO².


Une étude sur 1 300 entreprises dans douze pays et neuf secteurs d'activité menée par Boston Consulting Group révèle que 6 entreprises sur 10 ne déclarent aucune émission externe et 8 sur 10 ne relèvent pas entièrement les émissions internes.

Pourquoi ces défaillances ? Les méthodes de calcul ne sont pas encore suffisamment automatisées. En effet, elles ne sont que 9 % à mesurer précisément l’ensemble de leurs émissions. Il s’agit d’une défaillance dont elles semblent conscientes, puisqu'elles évaluent elles-mêmes la marge d'erreur de leurs estimations entre 30 et 40 %.


Ce manque de données impacte directement la capacité d’action des entreprises. En effet, seulement 11 % des entreprises interrogées ont réussi à réduire leur empreinte carbone à hauteur de leurs ambitions dans les 5 dernières années.


Pourtant, 85 % d'entre elles considèrent cette réduction comme "importante" ou "très importante". (Source : STRINGER Japan)



Difficile de collecter toutes les données


Le principal problème : les émissions indirectes (dites « scope 3 »), qui prennent en compte les gaz à effet de serre produits en amont et en aval de la chaîne de valeur, le cycle de vie d'un produit, les trajets des salariés par exemple.



Ces données externes à l'entreprise sont plus difficiles à comptabiliser, mais aussi plus importantes. « Chez Atos, les émissions sous notre contrôle (data centers, bureaux, déplacements des collaborateurs), c'est environ 250.000 tonnes par an. Si l'on prend en compte nos fournisseurs et l'usage que nos clients font de nos produits, c'est facteur 10, on passe à près de 3 millions de tonnes », illustre Philippe Mareine, directeur RSE de la société d’informatique.


Ce manque de données provient principalement des émissions externes rattachées à l’entreprise, 66 % des entreprises interrogées n’en déclarent aucune, alors que ces émissions représentent 90 % de leur empreinte carbone. Ces émissions indirectement produites par les activités de l’entreprise ne sont pas comptabilisées au scope 2 mais sont liées à la chaîne de valeur complète comme : l’achat de matières premières, de services ou autres produits, les déplacements des salariés, transport amont et aval des marchandises, gestions des déchets générés par les activités de l’organisme, utilisation et fin de vie des produits et services vendus, immobilisation des biens et équipements de production.



Comment réduire ses émissions indirectes ?


L’impact carbone d’une entreprise peut être réduit de bien des façons, en mettant en place une stratégie de zéro déchet au bureau, en utilisant des équipements reconditionnés, en mettant en place le tri des déchets, en diminuant l’impact carbone des déplacements des salariés, etc. 30 % du bilan carbone des entreprises serait lié aux déplacements des salariés et notamment aux trajets domicile-travail.


C’est dans cette optique que nous avons créé Search Mobility, une solution de change management, pour inciter les salariés à changer d’état d’esprit.

La crise du covid a permis une première acculturation vers ces nouveaux modes de transports. L’objectif de notre startup est de mettre à disposition des collaborateurs l’intégralité des alternatives green de transport, dans l’optique de promouvoir l’éco mobilité. De plus, cela permet aux entreprises de mesurer l’empreinte carbone émis par les employés lors de leurs déplacements et les économies de CO2 que fait l’organisation grâce à notre application.



"Nous agissons chaque jour pour sensibiliser les acteurs du monde professionnel à l’importance de promouvoir l’éco-mobilité dans les entreprises, et cela dans le but de construire ensemble un monde plus green, plus respectueux de l’environnement. 💚"